Monsieur Lepers fait partie de la jeune génération d’élus qui n’est pas encore intoxiquée par les débats stériles des appareils politiques.
A cœur de montrer qu’il tient compte de l’avis de ses électeurs, il parle volontiers de son expérience de maire entre 2020 et 2024.
Pour conquérir la mairie de Villeneuve sur Lot ( 21 629 habitants) il s’est entouré de gens compétents et a innové dans la communication en élaborant un fichier/questionnaire ou cette équipe demandait aux villeneuvois de réfléchir sur l’avenir de la commune.
A sa grande surprise, 9 000 personnes ont répondu et donné leur avis sur tous les sujets. C’est à partir de ces réponses qu’il a établi son programme pour les élections municipales.
Sitôt élu maire, il a pour projet d’aménager l’accès à la ville. Il a des idées bien précises, mais décide de faire participer la population. “Ça a pris 2 mois de plus que prévu”. “Les gens s’engueulaient en permanence”. “ Au final, le résultat n’avait plus rien à voir par rapport à ce que j’avais envisagé”. “Mais faire participer les gens, ça valait le coup”.
Idem pour la rénovation du stade. “C’est quand même mieux de réaliser un projet qui correspond aux attentes de la population ainsi qu’aux clubs qui l’utilisent”
Trouve très bien de faire participer les gens. Voudrait continuer sur cette voie, “mais il n ‘y a plus de grands projets sur la commune”.
Né dans le département du Doubs, frontalier de la Suisse, il connaît le système de votation mais ne savait pas qu’il se déclinait également au niveau de la commune. Voudrait commencer par la. Sauf que voter un projet local qui irait à l’encontre d’un Paris centralisateur n’a pas beaucoup de chance d’aboutir.
Il craint qu’avec le R.I.C. le politique soit court-circuité dans ces fonctions. Je lui rappelle que, soit le parti au pouvoir est majoritaire et l’assemblée nationale n’est qu’une chambre d’enregistrement des décisions du gouvernement. Soit il n’y a pas de majorité et l’on assiste à des débats du niveau cours d’école. Que le spectacle du jeudi 28 novembre n’était pas loin de la confrontation sur un ring de boxe!
Il estime que même si les débats sont compliqués, il affirme qu’il y a des avancées. qu’ils ont obtenu des amendements qui vont dans le bon sens. Je lui rappelle que les amendements ne sont pas acquis, l’utilisation du 49,3 l’a déjà démontré à de nombreuses reprises. Que l’électeur n’est pas entendu. Que les députés passent plusieurs mois à palabrer pour rien. Eux aussi sont court-circuités. Que la constitution est contournée. Le parlement ne contrôle plus le travail du gouvernement, il le subit!
Il m’explique que la haute administration à tous les pouvoirs et que le politique, qui ne fait que passer, est impuissant à faire changer les mentalités. Justement, pourquoi ne pas utiliser le R.I.C. pour contraindre les hauts fonctionnaires à rentrer dans le rang. Le peuple, lui, est toujours en place après chaque élection.
Pourquoi ne pas voir le peuple (qui est souverain) comme un facilitateur, un appuis en cas de difficulté. Celui qui “stop!” “ Ça ne va pas dans le bon sens”.
Il est conscient que le R.I.C. pourrait faciliter les bonnes décisions mais voudrait pouvoir choisir les référendums. Sauf que c’est ce qui se fait actuellement. Le peuple à mal voté en 2005 et il n’y a plus de référendum. Le politique est un représentant du peuple, ce n’est pas le souverain.
Il craint qu’il n’y ait trop de référendums et que de mauvaises lois passent. je lui rappelle la barrière des 700 000 signatures et qu’ensuite il y le vote de l’ensemble des électeurs. (Si l’on a peur des électeurs, faut-il supprimer les élections?)
Il craint de ne pouvoir passer des lois trop techniques. Là encore je lui explique que c’est en participant à la vie politique que les gens s’instruisent. Que le parlementaire continue à faire son travail. (Tout ne passe pas forcément par référendum) Qu’il l’a constaté lui-même en faisant participer les habitants à des projets de sa commune.
Il estime qu’il y a des sujets trop clivants comme l’âge de départ à la retraite. Je lui rappel que le peuple est souverain, il a le droit de se tromper. Que la Suisse à voté, par référendum, pour la retraite à 67 ans. Il me rétorque que les Suisses ont une autre mentalité tout en reconnaissant que si les Suisses sont plus « responsables » que les Français c’est grâce à la votation qui permet une implication des électeurs dans la vie politique du pays.
Et si les hommes politiques montraient l’exemple? Les Français accepteraient plus facilement de faire des sacrifices. Sauf que les sacrifices sont uniquement dirigés sur la population! +300€ par mois pour les députés et + 700€ pour les sénateurs! Les députés européens ont même une prime de 335€ par jour, en plus de leur salaire, lorsqu’ils sont présents…
Et si l’on commençait par faire des lois compréhensibles par tous? Exemple: Pourquoi ne pas décider que pour partir à taux plein il faut cotiser un nombre de trimestre? Que ceux qui souhaitent partir plus tôt, puissent le faire avec une décote?
Mais avant d’en arriver modifier l’âge de départ à la retraite, pourquoi ne pas aller chercher les 35 milliards qui partent dans les poches de groupes sangsues qui revendent l’électricité d’EDF. Le gouvernement nous « promet » une baisse de 9%, alors que l’électricité a baissé de 25%.
Nous pourrions attirer les entreprises européennes avec une électricité la moins chère d’Europe, au lieu de ça nous détruisons nos industries et nous nous plaignons qu’il n’y a pas assez de rentrées d’argent dans les caisses de l’État !
Je lui rappelle les 30 milliards de fraude à la carte vitale. Que si l’État cherche des économies, c’est par là qu’il faut commencer.
Devant le manque de courage politique, pourquoi ne pas utiliser le R.I.C. afin d’appuyer les jeunes élus motivés qui ne sont pas encore, soit déconnectés de la réalité, soit corrompus par le système?
Mr Lepers semble tenté par la mise en place du Référendum d’Initiative Citoyenne, mais le risque que son travail de député soit remis en cause par un référendum lui pose problème. Pourtant, les consultations qu’il a mis en place, lorsqu’il était maire se rapprochent bien plus du R.I.C. et sont bien plus efficaces que l’action autoritaire de certains élus.
Mr Lepers se renseigne sur la possibilité d’organiser un rendez-vous à l’Assemblée Nationale avec d’autres députés de son parti politique afin de développer nos échanges sur le R.I.C.
Jean Pierre PERNOT
Coordinateur Solution Démocratique Lot et Garonne
https://solutiondemocratique.fr/
https://www.facebook.com/profile.php?id=61564868524821





